Wing foil en janvier : les destinations en un coup d'œil
- Cap-Vert (Sal) : du vent presque tous les jours d'octobre à avril, eau à 24 °C, clapot, petites vagues et vagues de classe mondiale, intermédiaire à confirmé.
- Cap-Vert (Boa Vista) : alizé plus aléatoire en hiver mais très souvent navigable, air à 25 °C, plat à Sal Rei et vagues à Ervatão, tous niveaux.
- Guadeloupe : alizé de nord-est de décembre à juillet, lagons protégés et vagues sur les récifs, tous niveaux.
- Martinique (Le Vauclin) : alizé side-onshore, lagon plat et sableux large de plusieurs kilomètres, eau à 25-28 °C, du débutant au confirmé.
- Saint-Martin : 18 à 25 nœuds de décembre à juillet, lagons plats, clapot et vagues selon le spot, tous niveaux.
- Marie-Galante : 10 à 25 nœuds quasiment tous les jours de novembre à avril, lagons peu profonds où l'on a pied, tous niveaux.
- Nordeste (Brésil) : calme le matin puis 20 à 30 nœuds l'après-midi, eau à 28 °C, lagunes, clapot et downwinds, tous niveaux.
- São José de Touros (Brésil) : 15 à 30 nœuds side-shore tous les jours jusqu'en février, eau à 28 °C, baie lisse et vague sur le reef, tous niveaux.
- Dakhla (Maroc) : 15 à 25 nœuds, eau entre 17 et 22 °C, lagune plate où l'on a pied très loin, tous niveaux.
- Mui Ne (Vietnam) : 15 à 20 nœuds le matin, 25 à 35 l'après-midi, eau entre 20 et 25 °C, du débutant au confirmé.
- Zanzibar (Paje, Jambiani) : 10 à 20 nœuds, air et eau entre 25 et 30 °C, immense lagon à naviguer à marée haute, tous niveaux.
- Sri Lanka (Kalpitiya) : lagon de Puttalam avec sécurité bateau et école sur place, débutants et débrouillés.
- Colombie (Mayapo) : 15 à 25 nœuds de nord-est en side-onshore, eau à 26 °C minimum, plan d'eau plat à clapoteux, tous niveaux.
Ce qui change entre décembre et janvier
Les deux mois se ressemblent, mais trois mouvements les distinguent et ils orientent le choix.
- Le Cap-Vert monte d'un cran. Boa Vista rejoint Sal dans la première sélection, ce qui donne deux îles et deux ambiances sur le même archipel. Le Sri Lanka et la République dominicaine entrent également.
- Les Canaries sortent complètement. Tenerife et Corralejo restent navigables, mais l'alizé n'est plus là : en janvier, l'archipel est une destination de vagues. C'est précisément le vide que le Cap-Vert vient combler, puisque l'alizé y descend en latitude.
- Le Maroc atlantique bascule aussi. Le charki d'Essaouira devient irrégulier de décembre à mars, mais c'est la saison des meilleures vagues de l'année sur la côte, ce qui explique que Sidi Kaouki reste, lui, dans la sélection.
Les meilleures destinations wing foil de janvier, une par une
Cap-Vert : la meilleure fenêtre de l'année, à six heures de vol
C'est la destination à regarder en premier en janvier, et pour une raison météo simple : l'alizé qui alimentait les Canaries d'avril à septembre est descendu en latitude et se cale sur l'archipel. À Sal, il y a du vent presque tous les jours entre octobre et avril, et il ne pleut pratiquement jamais.
La baie de Santa Maria est le camp de base : on y trouve du clapot, des petites vagues pour se lancer dans la houle, et l'école se situe au sud de l'île, là où l'océan est le plus calme, ce qui permet de sortir sans se battre avec le shore break. Plus loin sur la côte, les vagues passent en classe mondiale, et c'est ce qui fait la particularité de Sal : on peut y voler tranquille le matin et aller chercher une vraie vague dans la même semaine, sans changer d'île.
Boa Vista est l'autre visage de l'archipel, plus sauvage et beaucoup moins fréquentée. Son alizé de nord-est est plus aléatoire en hiver, mais il y a très souvent de quoi voler, et la baie de Sal Rei est accessible à tous les niveaux, entre plat et petites vagues douces le long de la plage. Ervatão sert de terrain aux plus expérimentés. Comptez 25 °C dans l'air et 24 °C dans l'eau, donc un shorty suffit.
L'argument qui fait la différence sur un séjour d'une semaine : six heures de vol, une heure de décalage horaire seulement, et des conditions comparables à celles d'un long-courrier. Trois formules : hôtel tout inclus à Santa Maria pour les autonomes, matériel et hébergement à Sal, ou Boa Vista avec cours.
Antilles françaises : le cœur de la saison
En Guadeloupe, la façade sud de Grande-Terre aligne les spots du Gosier vers Sainte-Anne : les Salines, la Caravelle, Bois Jolan, entre lagons protégés et vagues au large sur les récifs. Le Petit Cul-de-Sac, accessible uniquement par bateau, offre un lagon immense et protégé face à la chaîne de la Soufrière, à découvrir avec un guide ou une école. Deux formats : Le Gosier avec cours ou hébergement et matériel.
En Martinique, la pointe Faula au Vauclin reste la référence : fond plat et sableux, plan d'eau large de plusieurs kilomètres, vent onshore dans le lagon et vagues au large sur la barrière. L'anse du Macabou, à dix minutes, est plus clapoteuse et très peu fréquentée ; Anse Michel est sécurisée sur sa partie gauche ; les Trois-Îlets reçoivent les alizés les plus soutenus mais deviennent offshore passé la pointe, donc à réserver à une sortie encadrée avec bateau. Formules : cours et matériel ou catamaran.
Saint-Martin est l'option la plus ventée des trois : 18 à 25 nœuds de décembre à juillet, avec des spots variés qui couvrent tous les niveaux, d'Orient Bay au Galion en passant par la Baie Nettlé et Friar's Bay. À voir : le séjour avec cours et matériel.
Pour apprendre, Marie-Galante reste le meilleur choix de l'arc. Ses alizés donnent 10 à 25 nœuds quasiment tous les jours de novembre à avril, et la Plage des Bébés à Grand-Bourg est si peu profonde qu'on démarre avec un mât court de 30 cm, en ayant pied partout. Le Troisième Pont offre plus de profondeur face à la base nautique, Saint-Louis un plan d'eau plat idéal en école, l'Anse de Mays des vagues pour les confirmés. À voir : séjour découverte et stage intensif.
Le reste de l'arc suit : Anguilla, Tobago et la République dominicaine, avec Cabarete et Las Terrenas. Et quand l'alizé souffle sur la zone entière, la croisière en catamaran prend tout son sens : on déplace le bateau vers les conditions du jour au lieu de subir la météo d'un spot.
Brésil : la saison se prolonge jusqu'en février
Le Nordeste est donné venté de juillet à décembre, mais aussi en janvier et février : la saison ne s'arrête pas net au 31 décembre. Le scénario quotidien reste le même, calme le matin puis 20 à 30 nœuds l'après-midi, sur une côte de plus de 1 200 kilomètres : Cumbuco, Taíba, Paracuru, Lagoinha, Guajiru, Icaraizinho, Preá, Jericoacoara.
La valeur la plus sûre de janvier est la baie de São José de Touros, dont le vent souffle tous les jours entre 15 et 30 nœuds en side-shore jusqu'en février, avec un plan d'eau lisse à clapoteux, une vague sur le reef, 30 °C dans l'air et 28 °C dans l'eau. Trois formats : cours privés, Icaraizinho avec guide, downwind au long cours.
Dakhla : le moyen-courrier de l'hiver
Dakhla reste la meilleure réponse quand on ne dispose que d'une semaine et qu'on ne veut pas dépasser trois heures de vol. On y wingue toute l'année, et le vent d'hiver, entre 15 et 25 nœuds, est plus maniable que les pointes estivales : la lagune est plate, on a pied très loin, et trois à cinq jours suffisent pour commencer à voler.
Océan Vagabond, le PK 25, la Dune Blanche, la Tour d'Éole et Heliophora pour progresser, Foum Labouir et La Pointe d'Or côté vagues. Combinaison obligatoire, l'eau tournant entre 17 et 22 °C, plus chaude dans la lagune que côté océan. Vols directs depuis Paris. Formules : cours et matériel sur la lagune ou formule famille.
Asie et océan Indien : Vietnam, Sri Lanka, Zanzibar
À Mui Ne, janvier est au cœur de la fenêtre de novembre à mars, avec un rythme quotidien très lisible : 15 à 20 nœuds le matin pour les cours, 25 à 35 l'après-midi pour les sessions engagées, dans une eau entre 20 et 25 °C. C'est l'une des destinations les plus abordables de la saison. À voir : cours et hébergement.
Le Sri Lanka entre dans la sélection ce mois-ci. On navigue sur le lagon de Kalpitiya, avec une école sur le spot, du matériel adapté et une sécurité bateau : c'est un terrain d'initiation sérieux, et le pays se prête particulièrement aux séjours où tout le monde ne pratique pas. À voir : stage découverte en villa.
À Zanzibar, janvier fait partie du pic de décembre à février. Le lagon de Paje et Jambiani convient à tous les niveaux, avec 10 à 20 nœuds et un air comme une eau entre 25 et 30 °C. Point pratique à intégrer avant de réserver : les lagons sont peu profonds, on navigue plutôt à marée haute, donc la journée suit les marées autant que le vent. À voir : Jambiani avec cours et matériel.
Colombie : Mayapo en pleine saison
Sur la côte caraïbe colombienne, Mayapo, dans la Guajira, donne un vent de nord-est régulier entre 15 et 25 nœuds en side-onshore, sur un plan d'eau généralement plat qui se clapote quand ça se renforce, dans une eau qui ne descend pas sous 26 °C. C'est une configuration sûre pour progresser, et la côte se prête aux downwinds. Deux formules : stage avec yoga et hôtel ou Carthagène et Barranquilla.
Janvier, le meilleur rapport prix sur conditions de l'année
Il n'y a aucune vacance scolaire en janvier, entre la rentrée et les vacances d'hiver de février. C'est ce qui en fait, avec novembre, le mois le plus intéressant de la saison pour qui n'est pas contraint par un calendrier familial.
- Les tarifs redescendent brutalement après la fenêtre du 20 décembre au 3 janvier, sur les mêmes destinations et avec les mêmes conditions de vent. Attendre deux semaines après le Nouvel An change le budget du séjour, pas la qualité des sessions.
- Les spots et les écoles se vident. Cela compte particulièrement si vous venez apprendre : les cours particuliers redeviennent disponibles, et sur des lagons fréquentés comme ceux des Antilles, avoir de l'espace change la progression.
- C'est le moment de bloquer février. Les vacances d'hiver sont découpées en trois zones, donc la tension s'étale sur trois semaines et les places partent tôt. Si vous partez en famille, réservez maintenant. Le détail est sur la page de février.
Cap-Vert, Caraïbes ou Brésil en janvier ?
Les trois zones sont au sommet en même temps, ce qui n'arrive qu'en janvier et février. Le choix ne se fait donc pas sur les conditions mais sur trois critères concrets.
- La durée du séjour. Le Brésil ne prend son sens qu'à partir de dix jours. Les Antilles tiennent sur une semaine. Le Cap-Vert est le seul des trois qui fonctionne vraiment sur sept jours pleins, avec six heures de vol et une heure de décalage.
- Le type de vent. Le Nordeste tourne entre 20 et 30 nœuds l'après-midi, c'est-à-dire beaucoup, et le matin est calme. L'alizé antillais est plus doux et plus régulier sur la journée : si vous débutez ou naviguez avec des enfants, les lagons de Marie-Galante ou du Vauclin conviennent mieux. Le Cap-Vert se situe entre les deux, avec en plus l'accès aux vagues.
- Le programme hors navigation. Le Brésil se vit en itinérance, spot après spot, et culmine avec le downwind. Les Antilles se vivent depuis une base, avec un tourisme facile pour les accompagnants. Le Cap-Vert est le plus concentré des trois : tout est à quelques minutes du spot.