Wing foil en octobre : les destinations en un coup d'œil
Dakhla (Maroc) : 15 à 25 nœuds hors été, eau entre 17 et 22 °C, lagune plate et vagues côté océan, tous niveaux.
Essaouira (Maroc) : charki qui monte l'après-midi, eau fraîche toute l'année (3/2 mm), grande baie sableuse, du débutant au confirmé.
Tenerife (Canaries) : alizé prolongé jusqu'en octobre, eau autour de 24 °C, plat à Playa Chica, clapot à El Medano, vagues à El Cabezo, tous niveaux.
Fuerteventura (Corralejo, Sotavento) : 20 à 25 nœuds et jusqu'à 35, eau à 23-24 °C, du flat pur aux vagues, tous niveaux.
Nordeste (Brésil) : calme le matin, 20 à 30 nœuds l'après-midi, eau à 28 °C, lagunes, clapot et downwinds, tous niveaux.
São José de Touros (Brésil) : 15 à 30 nœuds side-shore tous les jours, eau à 28 °C, baie lisse et vague sur le reef, tous niveaux.
Hyères et le Var : tous les secteurs de vent sur la presqu'île de Giens, plan d'eau de l'Almanarre, du débutant à l'expert.
Dahab (Égypte) : 15 à 30 nœuds toute l'année, thermique régulier, baie plate à clapoteuse, tous niveaux.
Madagascar (baie de Sakalava) : vent régulier, eau chaude, lagon plat et vague à 500 mètres du bord, tous niveaux.
Les meilleures destinations wing foil d'octobre, une par une
Dakhla : la lagune au bon moment de l'année
À Dakhla, on wingue toute l'année, mais octobre tombe dans la meilleure fenêtre annoncée par nos experts sur place, d'avril à novembre. Surtout, le vent y est plus maniable qu'en juillet-août : autour de 15 à 25 nœuds au lieu des pointes à plus de 40 de l'été. Pour un premier stage comme pour travailler ses transitions, la différence est décisive.
La lagune reste le terrain principal : eau plate, on a pied très loin, et une constance de direction rare. Les spots à connaître sont ceux d'Océan Vagabond, du PK 25, de la Dune Blanche, de la Tour d'Éole et d'Heliophora. Les confirmés qui veulent de la vague passent côté océan à Foum Labouir, ou sur La Pointe d'Or. L'eau reste entre 17 et 22 °C, plus chaude dans la lagune que côté océan : prévoyez une combinaison. Comptez trois à cinq jours pour commencer à voler. Vols directs depuis Paris, et plusieurs formules : séjour sur la lagune avec cours et matériel, formule famille, hébergement grand confort ou wing et yoga.
Essaouira : le charki redescend, les plages se vident
C'est le point que personne ne dit : de septembre à novembre, le vent d'Essaouira perd en intensité et la navigation redevient très accessible, pendant que la fréquentation estivale s'effondre. Octobre est donc la meilleure période de l'année pour progresser dans la baie, bien plus que juillet et août, où le charki dépasse 40 nœuds certains jours et réserve le spot aux wingueurs à l'aise en vent fort.
La baie est large, sableuse, ouverte sur plusieurs kilomètres avec l'île de Mogador en face : il y a de la place pour rater ses premiers vols sans gêner personne. Le charki étant un thermique qui monte par paliers dans l'après-midi, les matinées restent libres pour la médina classée et le port de pêche, ce qui rend la destination tenable quand tout le monde ne wingue pas. Les écoles enseignent en français. Une gamme d'ailes de 3 à 5 m² suffit à cette saison, et une 3/2 mm couvre l'année, l'eau restant fraîche à cause des remontées atlantiques. Pour la vague, Sidi Kaouki est à une vingtaine de kilomètres au sud. Trois formules : coaching, cours et gîte, wing et yoga.
Canaries : Tenerife tient, Fuerteventura bascule
Les Canaries méritent une nuance que les comparateurs ne font jamais. À Tenerife, l'alizé s'établit dès avril-mai et se prolonge jusqu'en octobre : nos experts y annoncent explicitement d'excellentes conditions ce mois-ci. El Medano offre un clapot accessible à tous, Playa Chica un plan d'eau plat pour l'initiation, El Cabezo la vague pour les confirmés quand la houle rentre. L'eau tourne autour de 24 °C en fin d'été et ne descend jamais sous 17 °C : un shorty à jambes longues suffit, une 3/2 mm pour les longues sessions. La formule à regarder est le séjour à El Medano avec cours et matériel.
À Corralejo et à Sotavento, le régime d'alizés est calé sur mai à septembre : octobre est un mois de bascule, encore souvent venté mais sans la garantie de l'été. En contrepartie, l'île entre dans sa saison de vagues, qui court de novembre à mai. Autrement dit, octobre est un bon mois à Fuerteventura si vous acceptez un programme mixte wing et surf, moins si votre seul critère est de naviguer tous les jours. Quand ça souffle, l'alizé donne 20 à 25 nœuds et monte à 35, avec des pointes à force 8 ou 9 sur la plage de Sotavento, la plus ventée de l'île. Lanzarote suit la même logique. Deux séjours à comparer : Corralejo avec hôtel et cours et Sotavento en hôtel 4 étoiles.
Brésil : le cœur de la saison commence
Le Nordeste est venté quotidiennement de juillet à décembre, et octobre est en plein dedans. Le scénario se répète chaque jour : calme le matin, puis l'alizé renforcé par le thermique monte crescendo pour atteindre 20 à 30 nœuds l'après-midi. Plus de 1 200 kilomètres de côte, des spots qui se succèdent en remontant depuis Fortaleza : Cumbuco, Taíba, Paracuru, Lagoinha, Guajiru, Icaraizinho, Preá, Jericoacoara, Barra Grande. Plat, clapot ou vagues selon le spot, et parfois les trois au même endroit.
Plus au sud-est, la baie de São José de Touros tourne entre 15 et 30 nœuds side-shore tous les jours, avec un plan d'eau lisse à clapoteux, une vague qui déroule sur le reef, 30 °C dans l'air et 28 °C dans l'eau. C'est l'option boardshort du mois, accessible à tous les niveaux, et l'une des rares où l'on peut poser ses premiers vols et surfer sa première vague dans la même semaine. Pour les autonomes, la vraie signature du Brésil reste le downwind : des dizaines de kilomètres sous le vent, en enchaînant les bosses. Trois formules : Nordeste en cours privés, Icaraizinho avec guide, coaching downwind.
Méditerranée française : le dernier mois européen
Octobre est la dernière fenêtre sérieuse en Europe, et c'est un argument sous-exploité : pas de vol, pas de décalage horaire, des plans d'eau vides et des tarifs d'arrière-saison. Hyères est la référence du mois. La presqu'île de Giens a la particularité de fonctionner par tous les secteurs de vent, ce qui multiplie les jours navigables à l'automne, quand les régimes deviennent moins prévisibles qu'en été. L'Almanarre et la Bergerie conviennent du débutant à l'expert, l'aéroport de Toulon est à dix minutes, Marseille à une heure, Nice à deux. Deux formats : stage en cours privés à l'Almanarre ou stage avec hébergement.
À compléter selon la météo de la semaine : Marseille et La Ciotat, Piantarella en Corse, et La Grande-Motte pour une initiation. Plus loin mais toujours sans long-courrier, Lo Stagnone en Sicile reste praticable d'avril à octobre, et Naxos comme Óbidos ferment leur saison. À partir de novembre, tout cela s'arrête.
Dahab : la mer Rouge ne s'arrête jamais
Si votre priorité est la garantie de navigation avec un vol court, Dahab est la réponse la plus simple d'octobre. Ce spot du Sinaï a du vent toute l'année, généralement entre 15 et 30 nœuds, avec un thermique régulier et une baie au plan d'eau plat à clapoteux qui convient à tous les niveaux. L'eau est chaude, le soleil est acquis, et les journées molles se remplissent sans effort entre snorkeling, canyons et Mont Sinaï. Le séjour découverte avec cours et matériel est le format d'entrée.
Sur la côte ouest, El Gouna et Soma Bay et Safaga restent des valeurs de l'automne, avec le meilleur rapport prestations sur durée de vol du bassin. C'est aussi le moment des croisières wing en mer Rouge, avant que le vent d'hiver ne devienne irrégulier.
Madagascar : la baie de Sakalava
Moins évidente, et pourtant en tête de nos destinations d'octobre. La baie de Sakalava, au nord de Madagascar près de Diego Suarez, offre un lagon plat et sécurisé, du vent régulier et une eau chaude, avec une vague à cinq cents mètres du bord pour ceux qui volent déjà. Le stage se fait en bungalow sur la plage, avec dix heures de cours réparties sur la semaine selon les conditions, du matériel adapté au gabarit et une assistance radio : c'est une vraie destination d'apprentissage, pas seulement une carte postale. Mer d'Émeraude et Montagne d'Ambre pour les jours sans vent. Il existe aussi une formule multi-spots dans le sud avec guide.
Où partir winguer pendant les vacances de la Toussaint ?
C'est la vraie question d'octobre, et elle se règle en trois arbitrages selon le temps dont vous disposez.
Une semaine, sans long-courrier : le Maroc ou la mer Rouge. Dakhla, Essaouira et Dahab se rejoignent en trois à cinq heures de vol, sans décalage horaire pénalisant, avec des conditions annoncées sur la période. Sur sept jours, c'est le meilleur ratio temps de trajet sur temps passé sur l'eau.
Dix jours ou plus : le Brésil. Le Nordeste ne prend son sens qu'à partir de dix jours, le temps d'amortir le vol et le décalage. Mais octobre y est l'un des meilleurs mois de l'année et vous naviguez en boardshort dans une eau à 28 °C.
Sans prendre l'avion : la Méditerranée. Hyères, Marseille et Bonifacio restent jouables, surtout sur la première quinzaine, à condition d'accepter la loterie météo et de prévoir une combinaison. C'est aussi la solution la plus souple si vous décidez au dernier moment.
Deux points de logistique. La Toussaint est une courte période de vacances mais elle concentre toute la demande sur les mêmes camps : les places en stage et les vols directs partent vite, réservez plusieurs semaines à l'avance. Et si vous partez avec des accompagnants qui ne winguent pas, privilégiez une destination qui tient debout sans le sport : Essaouira et sa médina, Dahab et ses canyons, Tenerife et ses paysages, plutôt qu'un camp isolé face à une lagune.
Partir en octobre ou attendre novembre ?
La question mérite d'être posée, parce qu'octobre est le dernier bon mois pour près de la moitié de notre sélection. En novembre, Essaouira, Corralejo, Dahab, Hyères et Madagascar sortent de nos meilleures destinations du mois. À l'inverse, le Cap-Vert et le Vietnam y entrent.
La règle qui en découle est simple. Si vous visez l'Europe, la Méditerranée, le Maroc atlantique, la mer Rouge ou l'océan Indien, partez en octobre : vous ne retrouverez pas ces conditions avant le printemps. Si vous cherchez l'hiver au chaud avec une garantie de vent, attendez novembre ou décembre. Seuls le Brésil et Dakhla restent excellents dans les deux cas. Le détail du mois suivant est ici : où partir faire du wing foil en novembre.